LE TRAITEMENT DE FOND

Afin de minimiser les complications, la prise en charge de la maladie doit se faire dès le premier mois de vie. À ce stade, se pose la possibilité du diagnostic d’anémie SS chez les nouveaux-nés.

 

Aujourd’hui, ce diagnostic n’est techniquement possible à Yolo qu’à 6 mois. Pourtant, la compétence est sur place (nous l’avons vérifiée), et le matériel nécessaire n’est pas cher.

Cette prise en charge devrait comprendre au minimum :

 

 

    • une éducation des parents pour déceler les signes pathologiques et consulter rapidement,

 

    • une éducation des parents pour la protection vectorielle (moustiquaire),

 

    • une alimentation correcte avec supplémentation en vitamine B9,

 

    • une surveillance médicale régulière et un calendrier vaccinal respecté,

 

  • une antibiothérapie (pénicilline) en continu dès l’âge de 1 mois et demi.

 

Tout ceci se paye … dans un pays ruiné par la guerre, où un repas équilibré coûte, à Kinshasa, presque 3 USD et où un médecin-chef gagne (quand il est payé) 65 USD par mois !

Actuellement, les enfants se présentent à l’hôpital vers l’âge de 2 – 3 ans, malnutris.
Le CMMASS a constaté que le nombre de crises vaso-occlusives et le nombre de transfusions sont beaucoup plus importants chez les pauvres que chez les riches … et nous avons vu plus haut que l’avenir de ces enfants dépend du nombre de ces accès. De même, le nombre de crises diminue quand ces enfants quittent la R.D.C. (augmentation du niveau de vie).

Au CMMASS de Yolo, en ce moment, un médecin, sans aucun moyen particulier ni aide internationale, est en train de prouver l’impact de l’alimentation sur la prise en charge des drépanocytaires au Congo : Il édite des recettes culinaires sur la base des aliments locaux !