Le point de vue anthropologique

L’expérience vécue de la drépanocytose à Kinshasa, RD Congo : l’enfant malade, sa famille, la société et le médecin.

La maladie, du point de vue anthropologique, peut se comprendre de différents points de vue.

 

Le premier point de vue est celui du patient : comment ressent-il la maladie dans son corps ? Quel sens donne-t-il a ses ressentis ? Comment perçoit-il sa position familiale et sociale en fonction de sa maladie ? Comment gère-t-il ses différentes informations et émotions ? Quel type de comportement adopte-t-il ? Quel type de relations développe-t-il avec les soignants (traditionnelle et biomédicale) ?

 

Le deuxième point de vue est celui des parents et de la famille : comment les parents apprennent-ils la nouvelle et comment perçoivent-il cette information ? Comment voient-ils leur enfant atteint de la maladie ? Comment la famille reçoit-elle l’information ? Quelles sont les interactions entre l’enfant, ses parents et la famille, du point de vue de ses derniers ? Enfin, des interviews avec des acteurs sociaux ont permis d’approcher le point de vue de la société Kinoise.

 

Le troisième point de vue est celui du médecin : comment perçoit-il la maladie en général ? Comment perçoit-il ses patients drépanocytaires ? Comment perçoit-il le système de soins dans lequel il travaille à Kinshasa ? Quel type de relations met-il en place avec ses patients, la famille et ses confrères ?

 

Ce rapport fait suite à une enquête de terrain d’un mois et demi à Kinshasa, et dix-sept jours passés à parcourir une partie du Diocèse d’Idiofa, dans la province du Bandundu, à 800 Km environ au sud-est de la capitale. Une soixantaine d’interviews a été réalisée, tant en brousse qu’à la ville. Des enfants atteints de la maladie, leurs familles, des médecins, des prêtres, des universitaires ont été interrogés.

Rapport de mission en R.D.C. du Dr Vincent Girard, pédopsychiatre et anthropologue de Noir&Blanc.