| KINSHASA |
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| 25-11-2008 | |
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"Nous sommes d'accord pour négocier avec Nkunda, mais dans la cadre du programme Amani" ("Paix", en swahili), a dit à Reuters le ministre de l'Information congolais Lambert Mende, faisant allusion à l'accord signé en début d'année avec Nkunda mais que le chef rebelle a depuis dénoncé. En dehors de ce cadre, toute négociation directe est "impossible" et "personne ne va négocier en dehors du programme Amani", a souligné Mende. Il répondait à un appel de l'émissaire spécial des Nations unies, l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, qui a demandé au président congolais Joseph Kabila d'ouvrir des discussions avec Nkunda, dont les miliciens ont récemment gagné du terrain au Nord-Kivu, dans l'est du pays. Obasanjo, qui a rencontré Nkunda le 16 novembre, a déclaré que le chef rebelle avait présenté trois exigences principales - des discussions directes avec le gouvernement, la protection des minorités et l'intégration de ses hommes dans l'armée et l'administration congolaises. L'envoyé de l'Onu a dit ne pas juger ces exigences "exorbitantes", ajoutant que le gouvernement de Kinshasa pouvait rencontrer Nkunda pour discuter des détails d'un accord. Malgré la suspension des combats, des civils sont encore tués, violés ou enlevés par des rebelles tutsis ou des soldats de l'armée gouvernementale de part et d'autre des lignes de front dans l'est du pays, selon des militants des droits de l'homme. Après des affrontements qui ont chassé 250.000 habitants de chez eux, les combattants de Nkunda ont quitté la semaine dernière certaines de leurs positions avancées dans la province du Nord-Kivu. Un cessez-le-feu décrété par Nkunda fin octobre, alors que ses hommes étaient en vue de Goma, principale ville de la province orientale, a été ratifié le 16 novembre, ce qui s'est traduit par une semaine de calme relatif. Mais selon des victimes, des témoins et des militants locaux cités par l'organisation Human Rights Watch (HRW), toutes sortes d'abus - meurtres, viols et rapts notamment - continuent d'être commis au détriment des civils, dans les zones contrôlées par les rebelles aussi bien que dans celles que tient l'armée. Laurent Nkunda, qui appartient à la minorité tutsie congolaise, justifie la rébellion qu'il mène depuis quatre ans par la présence de miliciens hutus rwandais dans l'est de la RDC et la nécessité de protéger les Tutsis. Joe Bavier, version française Philippe Bas-Rabérin et Guy Kerivel Lire l'article sur Yahoo. |



